02/01/2022 – 3min de lecture

L’association Les Enfants du Noma organise en Février 2022 une nouvelle mission humanitaire au Bénin pour venir en aide aux enfants démunis.

3

L’association “Les Enfants du Noma”

En 2001, Le Docteur Bellity et le Docteur Costini s’associent. Ensemble, ils fondent l’association Les Enfants du Noma  avec pour objectif de venir en aide aux enfants touchés par la maladie du Noma.

Rapidement, l’association est confrontée à bien d’autres pathologies handicapantes dont souffrent les enfants de milieux démunis : malformations orthopédiques, maladies infectieuses et séquelles de traumatismes non soignés… L’association décide alors d’ajouter la chirurgie orthopédique à son champ d’intervention.

“Les besoins orthopédiques des populations sont immenses et les enfants démunis qui n’ont accès à aucun soin sont bien trop souvent obligés de ramper pour se déplacer. En les opérant, l’association leur permet de retrouver une autonomie, et de marcher, vivre, aller à l’école…”

Source : Site internet Les Enfants du Noma www.enfantsdunoma.info/association/histoire/

L’objectif de la mission humanitaire

L’objectif de cette mission rejoint celui de l’Association : assurer les chirurgies pédiatriques spécialisées aux enfants Béninois démunis, là où la demande est forte et où les solutions sont insuffisantes voire totalement inexistantes.

Plus spécifiquement, il s’agit d’une mission de chirurgie orthopédique pédiatrique. Les principales opérations traiteront de malformations ou de traumatismes insuffisamment pris en charge par le passé. L’intervention principale est l’Ostéotomie.

Source : Site internet Les Enfants du Noma www.enfantsdunoma.info/notre-combat/chirurgie-orthopedique/

Le but est aussi de former et d’échanger avec les gens sur place. L’association se rend au Bénin tous les ans, cela permet également d’assurer une certaine continuité avec les équipes locales.

Combien d’opérations sont prévues et en combien de temps ?

La mission se déroulera du 29 janvier au 11 février 2022, soit 14 jours sur place. Les opérations auront lieu en semaine. Durant ces 10 jours d’interventions, une centaine d’opérations sont prévues afin de redonner une mobilité autonome aux enfants Béninois.

L’équipe sur place et l’organisation du voyage

Sur place, l’équipe chirurgicale est Espagnole et l’équipe anesthésie est Française. Voici sa composition :

– 2 médecins anesthésiste pédiatrique senior

– 1 interne en anesthésie

– 1 infirmière anesthésiste

– 3 chirurgiens orthopédistes pédiatrique

– 3 infirmières de bloc opératoire

– 1 pharmacienne

Tous ces professionnels de santé sont logés sur place, chez des sœurs, pendant toute la durée de la mission. Chaque personne voyage avec deux valises de 23 kg remplies de matériel médical. Air France, partenaire de l’Association, permet l’acheminement de l’équipe jusqu’au Bénin à moindre coût.

La Blouse a également souhaité contribuer à son échelle en envoyant quelques blouses médicales et calots de bloc pour équiper les bénévoles sur place.

Témoignage de Dorian, bénévole pour cette mission en Février 2022 :

Bonjour Dorian, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Dorian, j’ai 26 ans. Je suis interne en anesthésie-réanimation en 10ème année. Je suis actuellement en interCHU dans un stage d’anesthésie et de réanimation pédiatrique. Je suis aussi médecin sapeur-pompiers en dehors de l’hôpital.

Découvrez son compte instagram : @dranesthchill

Pourquoi avoir fait le choix de participer à cette mission ?

J’ai toujours souhaité prendre part à ce type de projet pour apporter ma participation à l’effort collectif. J’estime que nous avons énormément de chance d’avoir ce que l’on considère comme un dû en France. Ce genre d’expérience permet de « garder les pieds sur terre ».

Quand j’étais externe, j’ai côtoyé un anesthésiste membre de l’association qui m’a fait découvrir Les Enfants du Noma. J’ai trouvé ça vraiment génial de pouvoir aider par les soins, et de mettre à profit nos compétences. J’ai pu voir à quel point leur équipe qui travaillait ensemble en France et en humanitaire faisait preuve d’humanisme et de cohésion.

Récemment je me suis renseigné pour partir en mission, mais n’ayant pas fait ma formation pédiatrique et avec les déprogrammations de missions liées au Covid, ce n’était pas possible jusqu’alors. Puis j’ai été recontacté suite à un désistement pour la mission au Bénin en 2022, date à laquelle j’aurai terminé ma formation en anesthésie pédiatrique. Je n’ai pas hésité une seconde.

“Selon les professions, ce n’est pas toujours facile de se libérer de son emploi du temps. Il ne faut pas culpabiliser : chacun a des moyens d’agir à son niveau”

Comment convaincre d’autres professionnels de santé de prendre part à ce type de mission ?

Je pense que nombreux sont les soignants qui ont le souhait de participer à une mission humanitaire : la bienveillance des professionnels de santé et leur humanité font qu’ils se sentent souvent concernés par les difficultés des autres.

Selon les professions, ce n’est pas toujours facile de se libérer de son emploi du temps professionnel. Il ne faut pas culpabiliser. Chacun a des moyens d’agir à son niveau.

Un pharmacien peut par exemple fournir des médicaments non utilisés qui seraient jetés. Un soignant retraité peut donner de son temps pour l’association. Les professionnels libéraux peuvent faire des dons déductibles de leur activité au niveau de l’imposition s’ils sont surchargés de travail. D’ailleurs, des professionnels d’autres secteurs peuvent aussi être d’une grande aide logistique (import, export de matériel, comptabilité et secrétariat…). Il est possible aussi pour des bénévoles d’organiser des événements à côté de chez eux pour récolter des fonds.

Bref, il y a 1000 solutions, c’est vraiment une question de détermination personnelle, chacun à son échelle.

As-tu envie d’ajouter quelque chose ?

Je trouve que ce genre de projet permet de percevoir à quel point nous sommes chanceux. Cela met en perspective des problématiques différentes simultanées. 

Par exemple, nous entretenons chez nous des débats non scientifiques et clivants, sur des traitements gratuits et disponibles tels que les vaccins. Tandis que simultanément, d’autres populations donneraient tout pour pouvoir y accéder, ou bien doivent payer une somme impossible pour permettre à leurs enfants souffrant de malformations de marcher.

Cela donne matière à réfléchir sur l’humanité des peuples entre eux et leur capacité à percevoir les véritables problématiques.

Faire un don à l’association

Vous avez une question ? Posez-la en commentaire !

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Share This